Piazza di A Madona

hameau romanacce
Hameau Romanacce

A Oletta, la plus grande fête religieuse est la fête triennale de Nôtre Dame de la Pitié célébré depuis 1734 année du miracle au hameau Romanacce qu'elle commémore.


Histoire du " Miracle d'Oletta " 15 avril 1734


Le lieu où se serait produit le miracle est le hameau Romanacce que l'on peut apercevoir au-dessus du village. Une soixantaine d'habitants peuplait le ce hameau au moment de l'histoire de la Vierge Marie qui se serait manifestée miraculeusement en ces lieux ce vendredi saint du 15 avril 1734 et plus précisément dans une toute petite maison composée de deux pièces. On accède à la maison du miracle par un perron de pierre brute.C'est alors que les foules se mirent en marche pour se recueillir devant le tableau miraculeux qui venait de parler à Marie et dont les larmes continuèrent de couler selon la tradition orale pendant deux semaines.

 

Un grimoire authentique rédigé à l'époque par un notaire du nom de Tommaseo Saliceti nous explique que ce tableau serait " l'épave d'un pillage sacrilège ". Il avait été offert à un certain Michele Giovan Bartolo par le révérend Costa, pievanu de Biguglia. Michele était l'époux de Maria, héroïne et témoin du miracle.  Michele était selon Albert Tozza (écrivain, histoire du miracle d'Oletta en 1890) hardi et craignant Dieu. Michele , toujours selon Tozza, dans le contexte historique " ne supportait pas …la déloyauté des podestats génois, l'avarice de la Banque de Saint-Georges et la dureté des juges envers les pauvres, les veuves et les orphelins… ". Sa femme, Maria passait des heures " en contemplation devant la Mère secourable… ". L'image peinte de la Vierge était alors accrochée sur les murs blanchis à la chaux. " Maria est seule. Elle s'occupe à pétrir la pâte pour faire des gâteaux. Et cela pour les fêtes de Pâques, selon la tradition. Dans la pièce voisine, l'enfant de Maria et de Michele Giovan Bartolo dort dans son berceau tout près de l'âtre qui pétille. Soudain voici qu'une voix arrive aux oreilles de la jeune femme penchée sur la huche. Une voix l'appelle par son nom : " Maria… " . Surprise, Maria se retourne croyant à une présence humaine. Elle ne voit rien d'autre que son décor familier et s'en veut de son moment d'absence… La voix se fait maintenant plus pressante. Elle ne rêve pas. Elle a bien entendu. Quoi ? Ceci : " Maria, ton enfant brûle… ! " Fortement secouée, la jeune maman n'a que le temps de courir vers le berceau attaqué par les flammes d'une bûche qui a roulé. Vite elle arrache le bébé au brasier et l'étreint fortement sur son sein. Puis elle tombe à genoux devant le tableau de la Vierge qui, ô prodige, laisse tomber d'abondantes larmes. Maria est-elle l'objet d'une illusion ? Dressée maintenant sur la pointe des pieds, la femme de Michele Giovan Bartolo pose un doigt tremblant sur le menton humide de l'îcone. L'empreinte digitale s'y fixe. Elle est demeurée ineffable depuis " (François Guarnieri). Albert Tozza ajoute que " la madone durant plusieurs jours pleura des larmes divines. Malades, infirmes accourus à Romanacce de toutes parts, se prosternaient, priaient. D'aucune se relevèrent guéris… "